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  • Photo du rédacteurAlexis Claisse

La bio-inspiration au service du développement des territoires. Quatrieme extrait

Dernière mise à jour : 29 sept. 2023

Bonjour a toutes et tous,


Je vous partage aujourd'hui la suite de mon article publié cet été dans le Guide permanent du développeur économique, réf. CL02 (Territorial Éditions) Dirigé par : DIDIER TCHERKACHINE et Franck Dupessey


Partie 2 - Expérimenter la bio-inspiration par soi-même


Cet exposé est une retranscription des propos de scientifiques ou naturalistes lors d’événements organisés en Rhône-Alpes, par « Émerveillement matinal » ou « séminaires bio-inspirés ».


Comme proposé dans les événements organisés, je vous propose de suivre le même déroulé :

a- Écouter l’exposé

b- Exprimer ce qui vous a touché

c- Exprimer ce que cela vous inspire.


Je suivrai le même cheminement.


1. Les chats et la coopération


a) Synthèse de l’exposé de Mme Pontier – Émerveillement matinal – 8 février 2019


Coopération des chats

Le chat a été domestiqué par l’homme au moment de la sédentarisation. Les greniers à blé attirant de nombreux rongeurs, le chat a été crucial pour la vie des humains.

Cette utilité est indéniable dans toute l’histoire de l’Homme.

Le chat a accompagné l’être humain dans tous ses voyages. Dans les bateaux, on en prenait quelques-uns pour préserver les ressources contre les rongeurs. Cette proximité avec l’Homme a permis au chat de développer et de se limiter à un certain nombre de couleurs de pelage puisqu’il n’avait plus besoin de se camoufler pour chasser. Cette mutation de coloration de pelage est d’ordre génétique.


Le chat est un animal caractérisé par sa grande flexibilité. Elle lui a permis de coloniser un certain nombre d’environnements (ruraux et urbains). Ce qui différencie ces environnements, c’est la manière dont les chats vont y acquérir les ressources. Dans le milieu rural, les chats chassent, pour eux-mêmes, des rongeurs, des oiseaux, etc. En revanche, le milieu urbain est assez hostile pour les chats de rue que l’on retrouve dans les cimetières, les jardins publics, etc


Ces chats errants y survivent grâce à la présence de nourrisseurs dont ils dépendent.

La particularité est la suivante : la distribution de la nourriture se fait dans une seule gamelle. Cela implique un partage de nourriture par tous les chats.


En milieu rural, il existe une totale indépendance entre les chats qui sont territoriaux et solitaires.


En milieu urbain, c’est plutôt un système social de partage « équitable » des ressources alimentaires.


Le comportement des chats est tout à fait différent quand ils se trouvent sur un archipel, par exemple. Ils coopèrent et forment des groupes de trois ou quatre pour récupérer de la nourriture et se protéger face aux menaces d’oiseaux dangereux qui chassent en couple dans certains cas, notamment sur les îles Kerguelen.


Chez les chats, la visibilité et la présence territoriale sont aussi des éléments très importants. Elles sont nécessaires aux chats dominants pour maintenir leur position ou leur rang dans la hiérarchie. Ils font ainsi quotidiennement le tour de leur territoire pour se défendre de potentiels intrus. Enfin, un groupe de chats a une taille limitée à 7 ou 8 individus. Si la taille critique est dépassée, plusieurs femelles seront chassées. Elles créeront à leur tour sur un autre territoire un nouveau groupe de chats suite à la rencontre d’un mâle.


b) Que vous inspire cet exposé ? Qu’en retenez-vous ?


> Éléments marquants de l’exposé

- Les chats sont dotés d’une grande flexibilité ou capacité d’adaptation aux conditions environnementales dans lesquelles ils se trouvent.

- Leurs comportements vont se différencier selon la manière dont ils acquièrent les ressources.

- En ce sens, les chats peuvent à la fois être indépendants ou des animaux nécessitant une certaine coopération qui leur est vitale. Les chats coopèrent pour se protéger face aux menaces d’autres prédateurs et maximiser leurs chances d’atteindre leurs proies de manière efficace. Cela renvoie à un calcul des risques, des avantages et inconvénients propres à leur milieu.

- Ce calcul rend pertinent l’acte de coopération entre deux, trois voire quatre chats sur la piste d’une proie dans un milieu hostile. >


Bio-inspiration - Ce que cet exposé peut nous inspirer

- Le fait de coopérer entre êtres vivants, organisations ou entreprises est rendu urgent et nécessaire par l’environnement ou la raréfaction des ressources. Dans la nature, coopérer n’est pas une nécessité, cela devient obligatoire par contre en cas de difficultés. Cela nous renvoie à une utilisation pragmatique de la coopération. Comme dans la nature, coopérons parce que c’est plus intelligent de faire ainsi au moment opportun.

- La coopération ou la non-coopération engendre des changements profonds chez les individus et, dans le cas des hommes, une vraie culture de la coopération est à développer, à inculquer et à transmettre.

- Pour que la coopération soit optimum, une taille critique est à définir. Au-delà d’un nombre où les gens n’arrivent plus à se connaître, à se fréquenter, il est temps de diviser le groupe.

- Coopérer demande de rester en contact, sur le terrain de manière quasi-quotidienne.




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